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Monthly Archives: février 2010

1er Convoyage de Araok Atao 2 (Carqueiranne/Port Camargue)

Par

 Ma première navigation à bord de mon Django 75.
Voici le récit de ma première croisière côtière avec le n° 48 tout juste mis à l’eau à Carqueiranne et que nous avons convoyé à deux, avec mon père, jusqu’à Port Camargue soit un total de 145 miles nautiques.

 

 

Jeudi 11 Janvier
Il est environ 11 heures du matin quand 2 jeunes gens également propriétaires d’un Django75 arrivent sur leur monture pour ramener leur voilier vers l’Ile des Embiez qui est leur port d’attache.
Etant seul, j’hésite un peu, mais finalement je décide de partir avec eux, c’est donc seul à bord de mon tout nouveau voilier que je pars en direction des Embiez en suivant mes nouveaux compagnons de route, (que je salue et remercie s’ils se reconnaissent) Direction le Cap Sicié par +/- 10 nœuds de vent d’Est idéal pour une première sortie, je choisis de sortir la GV haute et le Solent pour assurer, pas besoin de faire du "zèle". Je suis immédiatement surpris par la vitesse du bateau qui affiche d’emblée 5 nœuds au speedo sans forcer. On arrive vite au fameux cap Sicié qui d’emblée annonce la couleur avec une houle de 1,5 mètre et un vent plus soutenu de 15 nœuds au moins. Et là encore, le Django approuve ce changement par une franche accélération, et le speedo ne descendra plus en dessous de 7 nœuds avec quelques belles pointes a 8 et 8,5 nœuds, pour moi, ancien propriétaire d’un "Arpège" c’est déjà surréaliste. 4 heures et 27 miles nautiques plus tard nous sommes aux Embiez à une vitesse moyenne de 6,75 nœuds. pour un coup d’essai, c’est un coup de maître.
Vendredi 12 et samedi 13 Janvier
nous sommes stoppés aux Embiez
par un fort mistral

 

 

 

 

Dimanche 14 janvier
Mon père m’a rejoins et c’est à 11 heures du matin que nous prenons la mer par 5 nœuds de vent d’Est, direction Marseille.
Le Django taille sa route tranquillement mais le vent n’est pas de la partie. Puis à 17 heures environs le vent tourne Nord Ouest et monte jusqu’à 20 – 25 nœuds
Avec une jolie houle de 1 mètre environ, on se retrouve au prés GV haute et Solent, je suis à la barre et j’essaie de négocier les vagues pour éviter de faire taper le Django et ne pas perdre trop de vitesse, mon père gère la Grande Voile afin de la déventer dans les rafales. Nous sommes à la limite de prendre un ris mais nous décidons que continuer ainsi jusqu’à Marseille. Le bateau est sans doute trop gîté mais il avance tout de même à 6 nœuds avec quelques pointes à 7 nœuds. Nous hésitons à faire escale à Cassis, mais de nuit, par 25 nœuds d’Ouest, au prés et aves une belle houle, nous jugeons plus sûr d’atterrir à Marseille. De plus, les arrivées de nuit à Marseille sont vraiment splendides.

 

 

 

 

Lundi 15 Janvier
Nous quittons Marseille dans la pétole, objectif Port Camargue 65 miles nautiques plus loin. Un vent d’Est de 20 nœuds est annoncé mais ne semble pas se montrer pour le moment, nous avançons donc au moteur jusqu’à Martigues.
Mais mon père est un peut être trop concentré sur le speedo et nous partons au tapis, léger coup de stress je me jette sur le winch sous le vent pour choquer le Spi, le Django se redresse et repart de plus belle. Au final, nous aurons fait 1 surf monumental à 14 nœuds, une bonne dizaine de surf à plus de 13 nœuds et un nombre incalculable de surf entre 11 et 12 nœuds, sans parler de la vitesse quasi constante à 10 nœuds, et ce, du golfe de Fos/Mer à Port Camargue soit environ 45 miles nautiques.
Il est environ 13 heures quand enfin notre vent d’Est se met à souffler, nous sommes presque à Martigues, ni une, ni deux, nous envoyons le Spi symétrique de 62 m2, et nous ne l’affalerons plus jusqu’à l’arrivée à Port Camargue. Le Django semble être reconnaissant de notre geste et affiche 10 nœuds en continu, mon Père est à la barre et essaie de négocier les vagues, nos yeux sont fixés sur le speedo qui affiche 11 à 12 nœuds dans les surfs, d’ailleurs, le Django part au surf presque à chaque vague, c’est grisant.

 

 

 

 

 

 

Nous arrivons à Port Camargue épuisés mais fiers et heureux de notre achat, car le Django 75 nous a prouvé durant ce premier convoyage qu’il était largement à la hauteur de nos attentes, sinon plus.

Run en Corse

Par

Christian et Guillaume en Corse

Cela faisait longtemps que je rêvais d’une traversée vers la Corse à bord du Django75. J’avais bien sûr projeté de la faire avec le mien, mais pas tout de suite, car il me fallait l’équiper en conséquence, avant d’envisager une quelconque traversée. C’est au hasard d’une conversation téléphonique avec Christian, vers la fin du mois d’août, que nous nous sommes décidés à faire cette traversée ensemble, à bord du célèbre Django75 : Meiko.

Le rendez vous est pris : Lundi matin, 1 septembre, sur le quai de Port Grimaud. Meiko est fin près. Christian a déjà tout préparé.

Départ de port grimaud

Nous voilà donc parti vers la Girolata. Je n’y suis jamais allé mais Christian m’en a fait une description idyllique. C’est donc, vers 9 heures, que nous quittons le poste d’amarrage habituel du Meiko. Lundi 1 septembre, il n’y a pas un souffle d’air. Qu’à cela ne tienne, nous embrayons le moteur à bon régime, 5,5 nœuds. Nous voilà partis.

La mer est d’huile, le moteur tourne rondement et le pilote se charge de nous conduire. J’en profite pour faire une visite du bateau qui me semble plus grand que le mien. En effet, Christian a retiré la table centrale, et cela procure beaucoup d’espace. Je remarque également les choix judicieux de celui-ci, quant à son équipement à la table a carte. Notamment au niveau de l’ordinateur. Un simple PC portable équipé de Maxsea, Navimail, et Clear Point. (Christian ne badine pas avec la Météo) J’avoue avoir été un peu sceptique concernant l’ordinateur, car je craignais me retrouver en présence d’une véritable usine à gaz. Je me suis déjà exprimé à ce sujet sur ce site. Aujourd’hui, je suis totalement convaincu du contraire. Le PC est beaucoup plus précis que le lecteur de carte (à moins d’investir dans un lecteur à 2500 €, voir plus) de plus raccordé à la clé 3G+ il nous a permis de recevoir la météo au fin fond de la plus petite crique sauvage, avec des fichiers Grib très précis et des bulletins de Météo France via Navimail. (Le tout pour quelques euros seulement)

Revenons à nos moutons ! Christian a fait des estimations sur la consommation d’essence. Il pense que nous consommons environ, 2 litres d’essence à l’heure et cela se vérifiera très rapidement car à 14 heures pétantes, le moteur s’arrêtera, soit très exactement 5 heures après être partis.

Chers amis, pour ceux qui se posent toujours la question, je vous informe donc que vos moteur Honda 8 Ch. consomment très exactement 2 litre d’essence à l’heure. Heureusement Meiko est équipé de deux réserves d’essence supplémentaires de 24 litres (petite astuce, il a prévu pour sa réserve d’essence, de la stocker dans des nourrices et non dans des jerricans, ce qui permet de débrancher tout simplement le petit tuyaux pour le rebrancher aussitôt sur l’autre nourrice. C’est quand même beaucoup plus pratique que de transvaser de l’essence avec un entonnoir en pleine mer . Il fallait juste y penser.)

Vers 16 heures, le vent semble se lever un peu. Nous envoyons toute la toile et malgré le peu de vent en présence nous avançons à 2 nœuds parfois 3. La nuit tombe et c’est l’occasion pour moi de tester le récepteur AIS que Christian nous a tant vanté, lors de sa dernière traversée. Je suis épaté par ce petit appareil qui nous signalera toute la nuit les cargos, leur vitesse, leur cap etc…. C’est vraiment très pratique et très sécurisant.

A minuit, Christian qui avait organisé les quarts, m’envoie au lit, mais mon excitation est telle que je ne parviens pas à dormir. Soudain, Christian m’appelle. Que se passe t-il ? Je bondis de ma couchette, le spectacle est splendide, nous sommes en train de longer un ferry illuminé de toutes parts. Emerveillé, je décide de profiter du spectacle et de rester sur le pont. Je propose alors à Christian d’aller se reposer, sans succès. Je le soupçonne de s’inquiéter un peu pour moi. Bref, nous ne dormirons pas de la nuit.

Mardi 2 septembre

Vers 3 heures j’aperçois des torpilles blanches arriver sur le bateau, ce sont des dauphins qui viennent faire un bout de chemin avec nous. Je n’en avais jamais vus de nuit, c’est presque plus beau que de jour.

4 heures du matin, le vent commence à monter sérieusement, force 5, Meiko accélère franchement et nous sommes à 5 nœuds puis 6 et 6,8 nœuds. Tout va bien a bord à ce rythme nous devrions atteindre la côte Corse vers 5 heure du matin. Depuis 1 heure du matin, le vent a refusé régulièrement, il est désormais plein sud et nous ne pouvons plus faire route directement vers le Golf de la Girolata.

En ce qui me concerne la fatigue commence à se faire sentir. Deux options s’offrent à nous : aller à Calvi au portant ou poursuivre, comme prévu initialement, notre route vers la Girolata en tirant des bords. Il fait nuit noire, la mer s’est creusée, elle est hachée et courte et nous avons force 6. Je suggère à Christian de rentrer tranquillement vers Calvi au portant . Celui-ci, bien décider à m’emmener à Girolata, accroche vivement son harnais à la ligne de vie, part au pied de mât sans un mot et prend prestement un ris. A son retour, il m’explique qu’il n’y a aucune raison de changer nos plans dans la mesure ou nous n’avons aucun problème à bord. Je me rends compte que je suis en présence d’un vrai chef de bord.

Il est vrai qu’après avoir roulé quelques tours de génois et réduit la GV, Meiko trace sa route au près en toute sécurité. Il nous faudra bien sur tirer quelques longs bords, mais le jour se lève enfin et le spectacle est alors fabuleux, mer hachée, vent puissant, le tout au pied des roches de la Scandola qui parfois nous déventent ou à l’inverse nous surprennent de quelques rafales violentes qui nous feront partir plusieurs fois au lof.

Finalement nous arriverons à l’abri du golf de la Girolata et tout au fond, bien caché, le petit petit mouillage de la Girolata. Il est onze heures du matin. Je reste bouche bée, devant le spectacle que nous offre ce mouillage. C’est une véritable récompense.

Mouillage de la Girolata

Un zodiac s’approche de nous et je reconnais l’homme que Christian avait pris en photo dans son premier récit de croisière. Christian est ici presque chez lui, nous sommes très bien accueillis. Il est d’ailleurs immédiatement reconnu parle pilote du Zodiac.

Notre nuit blanche commence à se faire sentir et je n’ai qu’une idée en tête : acheter un paquet de cigarettes et aller me coucher. Finalement, nous irons nous baigner dans une eau transparente et nous faire servir sur la plage une assiette de charcuterie Corse accompagnée de ma première « Pietra ». En ce qui me concerne une très bonne cigarette, très appréciée. Puis nous avons fait connaissance avec nos sympathiques voisins qui nous ont invité à boire un ti’ punch. Ou là là, après ça, il nous a fallu aller dormir….

Mercredi 3 septembre

Passage de Garganellu

Après une bonne nuit réparatrice, et après avoir pris la Météo, nous avons décidé de ne pas trop nous attarder afin de profiter au maximum de cette belle journée que nous annonce le bulletin météo: petite brise, force 3 secteur sud. C’est parfait pour remonter vers Calvi.
Nous quittons la Girolata avec nostalgie. Nous sommes au moteur, le vent n’est pas au rendez-vous. La mer est d’huile et nous en profitons pour visiter quelques petites calanques de la Scandola, et le fameux passage de Garganellu. Ensuite nous avons décidé de rendre une petite visite au site de Galéria. Le village est superbe, mais le mouillage a la réputation de ne pas être très sûr, sauf par vents de secteur sud .

 

Finalement le vent ne sera pas au rendez-vous et malgré avoir plusieurs fois essayé de renvoyer de la toile, nous finirons notre route au moteur jusqu’à Calvi. On nous a installé dans le port des pêcheurs, un peu loin des douches, mais tranquille. Au programme, douches, indispensable Pietra, charcuterie corse et restaurant typique dans les rues escarpées de Calvi.

 

Calvi : Le port des pêcheurs

Nous serions bien restés quelques jours de plus, mais il faut malheureusement prendre le départ et se préparer à traverser de nouveau. La météo nous annonce force 5 à 6 de secteur sud ce qui devrait nous pousser vers Port-Grimaud à vive allure. Nous passons par la case « Station service » afin de remplir nos nourrices d’essence et faisons en même temps connaissance avec un courageux marin qui s’apprête aussi, mais seul, à traverser vers Antibes à bord de son Dufour de 9 mètres. Nous discutons quelque temps avec lui et il nous invite à venir découvrir Port Vauban. Il est maître de Port à Port Vauban sur le quai des milliardaires. Nous l’appellerons plusieurs fois pendant la traversée pour prendre de ses nouvelles.

 

Calvi : le poste d’essence

Le vent est au rendez-vous, force 6, GV 1 ris et trinquette sur étai largable. L’allure est confortable, Meiko trace sa route avec vivacité. Je suis à la barre et là, vraiment je prends un plaisir immense. Nous nous sommes fait une petite réserve de « Pietra » et de charcuterie Corse avant de partir : un grand moment de gastronomie.

Avec la nuit qui commence à tomber le vent faibli un peu, mais il tient encore suffisamment pour nous pousser à 5 nœuds de moyenne. Christian organise la vie à bord, fait la navigation, appelle notre marin solitaire à la VHS, fait chauffer une bonne soupe chaude etc…. alors que personnellement je ne peux quitter la barre, je sais que ce sont les derniers milles et je veux en profiter au maximum.

Cette fois çi il n’est pas question de sauter les quarts de nuit, nous irons donc dormir 2 heures chacun à tour de rôle. Finalement le vent tombe presque complètement et nous nous retrouvons plein vent arrière. Nous décidons alors d’enrouler le génois et de mettre le moteur en marche. Sans regret car nous ne sommes plus très loin de l’arrivée.

Dernier petit coup d’adrénaline avant l’arrivée, nous sommes entourés d’orages et d’éclairs. C’est magnifique à voir, ça pète de tous les côtés en illuminant la côte. Nous commençons à nous dire que nous y allons nous en prendre un, et cette idée ne nous enchante pas beaucoup. Heureusement les orages finiront par s’éloigner vers l’Est et c’est à 5 heures du matin que Meiko retrouvera son poste de Port-Grimaud, « À l’ombre de la petite église » comme dit Christian…

Nous avons eux beaucoup de chance avec la météo et un temps magnifique, malheureusement un peu court, c’était plus un « run » qu’une croisière.

Cela dit, j’ai enfin pu tester les qualités marines du Django75 et pris des notes quant à son équipement judicieux. Je suis, plus que jamais, convaincu que nous avons un bel outil entre les mains. Le Django 75 est aussi un véritable croiseur et ce n’est pas Armand Vignes qui me démentira.

Je suis également convaincu de l’utilité d’avoir un PC à bord. L’AIS est particulièrement pratique et sécurisant lorsque l’on navigue de nuit.

Très utile également la VHS portable surtout dans les arrivées de port.

La trinquette est indispensable avec un étai largable, pour ceux, qui, comme Christian, sont équipés d’un enrouleur. J’ai été agréablement surpris par le moteur HB Honda 8 ch qui équipe la plupart de nos Django. Son alternateur est un vrai avantage pour recharger les batteries.

Pour finir, je tiens à remercier Christian de m’avoir embarqué à bord de Meiko, car j’ai vraiment appris beaucoup de choses avec lui, nous avons bien rigolé et avons également pris beaucoup de plaisir avec ce bateau.

Guillaume

 

Christian et guillaume
envoyé par araok. – Evadez-vous en vidéo.